caviart  - Message de l'entreprise
2018

Agnès Barthé
 
 les liens
Dessins au crayon, à l'encre, au stylo bille:
 
Ce qui relie sans fin
Entreprise plane, en écho aux suspensions à la parole libérée.
La ligne suit son cours, révoltée, excitée, apaisée.
Des croisements, des apparitions, des échappées concrètes s'exercent à un champ d'amour, mélopée de ce fil tendu menacé de rupture.
Dessins de souffrances en quête d'un silence supportable, véritable electro-cardiogramme d'un temps aigu figuré au rythme des lames de rasoir.
 
 Installation: suspensions avec structures
Divers matériaux
 
Tout est important et inoffensif:
La gravité. La souplesse. L'épaisseur .La différence. La rigidité. La couleur. L'absence de couleur. La torsion. La courbe. La boucle. La régularité. L'indépendance. La flexibilité. La transparence. L'opacité. La tension. La visibilité, L'alliance. La correspondance. L'écriture. Le dessin. L'assemblage. La sculpture. L'espace. Le lien.
Le fil. La ficelle. Le chanvre. Le lin. Le coton. Le plastique. Le tissu. Le fil électrique. Le raphia. La ligature. Le nœud. Le noué. L'emmêlé. La filature. La mollesse.
L'adaptabilité. L'exorcisme. La relation. Le relier. Le suggérer. Le murmurer. Le questionner. Le tracé. La temporalité.

 2017

Michel Rossigneux, (Douzens, Aude)

Cette exposition, pensée et organisée  l'été dernier, par Michel Rossigneux et Marie Renard pour CAVIART, dans le cadre d'une visite de l'atelier, devient, en raison des circonstances, un hommage posthume et l'occasion d'un nouveau cheminement offert à son œuvre.
 
Le cycle des « Au delà » fait suite aux « Météos pour la dernière étape » qui inauguraient pour lui, avec lucidité et humour la quintessence de ses recherches et de son futur. Calendrier du présent qui scande la temporalité et la tessiture des jours, les « Météos » dans leur indépendance résonnent d'une continuité qui s'épanouit de l'une vers l'autre comme un crescendo musical.
Figurant notre incontournable présence au monde, déjà initiées à une parole d'aura, architectures de vent, sourdes et légères à la fois, les « Météos » nous conduisent avec constance aux peintures de « Au delà », mission tangible, imprégnée de la démarche de Michel Rossigneux vers une finitude aérienne.
A l'origine chaque peinture existe dans sa propre réalité physique donnant à voir ce qu'elle est explicitement. Dans un deuxième temps, elle libère une autre dimension, plus spirituelle qui transcende le regard et s'offre à une quête intérieure, et pour celui qui regarde, et pour celui qui crée.
 
C'est ce dialogue entre surface et profondeur que questionne ce travail exigeant qui appelle  intuitivement le spectateur à une approche paisible et silencieuse.
Les couleurs sourdes, puissantes, vibrantes, les espaces conjugués, structurés ou non, les formes géométriques souvent bousculées, les contrastes des noirs brillants ou mats, l'anti-forme, l'anti-matière d'un cosmos personnel qui s'évade souvent des allusions possibles, Tout cela travaille les peintures réalisées avec toujours plus de patience et d'obstination.
 
Issues du cycle des « Météos pour la dernière étape », les « Au delà » s'échappent et gagnent leur autonomie, secrète à chacune et imprégnée de leur vie singulière.
Une poésie muette pleine de résonances, harmonieuses ou dissonantes, surprenantes, édifiantes, mêlant hétérogénéité et homogénéité dans une conversation active et contemporaine.

Agnès de Saint Barthélemy, avec l'aide d'Hélène Viale


Joël Barguil (Ventenac, Aude)
« Mon travail prend sa source dans deux domaines distincts.
D’abord la découverte de « mosaïques » primitives ornant les sols des maisons puniques à Sélinonte, Carthage, constituées de petits cailloux blancs incrustés dans le bitume dessinant des formes abstraites et énigmatiques, signe de Tanit, peltes, semis de rosaces …
Ensuite, l’inscription volontaire assumée dans les recherches formelles de l’art contemporain en particulier de la sculpture et de l’installation : travail dans l’espace, sculptures d’angle, évolutives, modulables, sérielles…
Ainsi informé à la fois du plus archaïque et du plus contemporain je trace un chemin inédit et j’invente un nouvel univers intemporel.
C’est un univers cohérent de ciment saturé de pigments, plaques volcaniques en suspension, éclats de lumières dorées. Immense porte noire, perches entrecroisées, volumes fermés sur eux-mêmes, ces objets qui s’imposent d’emblée avec une grande force ont été construits lentement au fil d’un processus où ils se chargent du mystère de la minéralité ; Ardoises et marbres sectionnés, agencés minutieusement, inclusion de verre, ciment travaillé.
Ainsi le fer, la pierre, l’eau, ce qui gît dans la terre et coule à sa surface s’allie
et s’érige verticalement tendu vers la lumière. »
 
 
Eric Figuehenric (SainteValière, Aude)
« Signes. Toutes les formes possibles. Appels qui tracent la succession des règles de ma propre réalité. Ventres ardents qui impriment leurs gestations dans cette peinture comme perspective idéale. Sortes d’images qui accompagnent mes pensées ou simplement mon avidité à trouver l’oasis dans le mouvement. Souvent semblent miroitements dans mon être où je plonge dans un sentiment de vaste communion. Après quoi, au plus haut de cette intensité, immanquablement apparaît le pouvoir infinisant qui m’emporte au-dessus de toute mesure. Ponts sur ma route, appuis de l’espace, je suis moisson dans vos mains. »
 
L’œuvre exposée à caviart :

« Vague impossible à retenir qui ondule d’élans. Comme un rituel en suspensions. Toujours plus avant. Je me vois dans une ardente poussée de signes animés d’un besoin de communication. Palpitation de la vie, tout se répond, se substitue. Envoûté jusqu’à en avoir mal de cet enchantement il convient donc selon l’idée de la rencontre de creuser encore une fois, avec oublie de toute prudence, les directions où se manifeste l’image de la nouvelle énigme, par-dessus la musique silencieuse qui m’habite. »

« Cycles »
 
Œuvres de Catheri DUPLAIX, Marie RENARD, Lv YING & Du YAN
Du 17 juin au 09 juillet 2017
Le thème de l’exposition est inspiré par le Jardin des délices de Hyéronimus Bosch.
Marie Renard a eu l’occasion il y a deux ans, de rencontrer Lv Ying et Du Yan. Etant orientaux, ils sont très intéressés par l’art occidental et ont immédiatement décidé de participer à une exposition que Marie Renard avait l’intention d’organiser. Catheri Duplaix les a rejoints avec ses dioramas, œuvres qui parlent du cycle de la vie, thème très proche de celui du Jardin des délices. Ces quatre artistes traduisent l’éternelle recherche du sens de la vie qui consiste à comprendre les rêves, les angoisses qui définissent nos existences.
 
 
 
 Lv Ying (Pékin) :
« Le Plaisir, l’amour et le changement instantané… 
Mon parcours artistique se marque avec des concepts existentiels de recherche du bonheur et de la liberté infinie, qui transforment mes œuvres d’art en un mélange de poésie et philosophie. Pour cette exposition à Caviart, j’ai repris mes "Paroles", des phrases que j’ai écrites et dont chacun des mots incarne un monde, un Éden nouveau, un Jardin des Délices…
"Pictographies" est une série d’aquarelles, basées sur ces Paroles. »

 
 
Du Yan (Pékin):
« Mes travaux mettent en doute la rationalité des normes sociales préexistantes aussi bien en essayant de connaître son passé qu’en défiant les règles sociales et le mode de vie contemporaine.
Mon projet à Caviart s’appelle "Passage de Paysage", c'est la relation du développement réciproque entre les villes modernisées aux vestiges historiques et ses habitants. J'ai choisi quelques villes en France et en Chine comme lieux d’actualisation. Utilisant multiples formes artistiques, je présente mes réflexions à travers la culture chinoise et occidentale, et je compare le contexte de l'art contemporain français avec la réalité chinoise d'un développement férocement renouvelant. »
 


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