caviart  - Message de l'entreprise
2018
Juandez
Peintures & œuvres sur papier
 
« Il faut être plus vivant qu’un mort pour exister.
Une certaine noirceur peut s’avérer lumineuse, de lucidité éclatante, car cette opacité, curieusement, n’est pas obscure.
Peinture puissante, sans violence. Peinture raffinée, sans coquetterie ;
Folie de forme ou formes de folie ?
Il retrace une tolérance absolue des formes.
Par un mouvement incessant, imperturbable, vers l’étrange, l’inconnue, l’inconnaissable.
Mais auparavant, le peintre aura engrangé, plus que la mort n’aura détruit. »
 
« Lorsque le silence parcourt une peinture, c’est qu’elle dialogue avec l’essentiel .
Du fond de plaques de papier acérées, qui sont autant d’enclumes que de stylets, Juan nous plonge vulcanisés par ces sortes de terreurs primitives dans la caverne de l’être.
Juan chante son mal, et c’est plus grand que la mort puisqu’il flambe sans maudire, jette sur nous cette ombre que nous sommes, ce vagissant creuset noirci du feu et de cendres. »
Propos par José Casas

Manon Damiens & Guy Frédéricq
ASSEMBLAGES
Manon Damiens (cuivre, laiton) & Guy Frédéricq (pierre, bois, verre, acier)
Entre sculpture primitive et contemporaine un lien se crée.
Après la rencontre de notre travail et de nos sensibilités, la fusion de nos univers était évidente.
 
Manon Damiens
J’aspire à déplacer notre perception de la matière : rendre le métal léger, aérien, mobile, souple et même sonore pour en dégager toute la sensualité. Vibrations impalpables entre notre intériorité et l’espace extérieur, mes sculptures sont des abstractions inspirées par la nature et les formes organiques. Au cours d’un dialogue intime entre ma sensibilité et le métal, je crée des espaces, des interstices, des craquelures, du vide, pour que le métal nourri d’air respire, ondule, emprunte sa vie à la vague de l’atmosphère... Une caresse, un souffle, un effleurement et les sculptures vibrent à la guise du visiteur. Dans mon travail je ne cherche pas à faire passer un message, mais à provoquer une émotion chez le spectateur, créer un dialogue entre lui et la sculpture. Tisser un lien et faire sentir une relation avec l’espace qui nous entoure peut-être dans un autre rapport au monde, regarder, prendre le temps d’observer, s’imprégner, ressentir, vibrer en harmonie avec la matière en toute simplicité, être vrai, juste là tel qu’on est !
 
Guy Frédéricq
J’aime travailler des matériaux durs . Bois, pierre (marbre, basalte, granit…), acier, verre. Avec très peu d’outils. En taille directe puis par association de matériaux, pour marquer une rupture. Rarement d’après esquisse.
Je travaille toujours en réaction à l’actualité, à une lecture, à une rencontre…
Je centre ma recherche sur des matières, des formes et textures où se rencontrent modernité et primitivisme.

 


Agnès Barthé
 
 les liens
Dessins au crayon, à l'encre, au stylo bille:
 
Ce qui relie sans fin
Entreprise plane, en écho aux suspensions à la parole libérée.
La ligne suit son cours, révoltée, excitée, apaisée.
Des croisements, des apparitions, des échappées concrètes s'exercent à un champ d'amour, mélopée de ce fil tendu menacé de rupture.
Dessins de souffrances en quête d'un silence supportable, véritable electro-cardiogramme d'un temps aigu figuré au rythme des lames de rasoir.
 
 Installation: suspensions avec structures
Divers matériaux
 
Tout est important et inoffensif:
La gravité. La souplesse. L'épaisseur .La différence. La rigidité. La couleur. L'absence de couleur. La torsion. La courbe. La boucle. La régularité. L'indépendance. La flexibilité. La transparence. L'opacité. La tension. La visibilité, L'alliance. La correspondance. L'écriture. Le dessin. L'assemblage. La sculpture. L'espace. Le lien.
Le fil. La ficelle. Le chanvre. Le lin. Le coton. Le plastique. Le tissu. Le fil électrique. Le raphia. La ligature. Le nœud. Le noué. L'emmêlé. La filature. La mollesse.
L'adaptabilité. L'exorcisme. La relation. Le relier. Le suggérer. Le murmurer. Le questionner. Le tracé. La temporalité.

 2017

Michel Rossigneux, (Douzens, Aude)

Cette exposition, pensée et organisée  l'été dernier, par Michel Rossigneux et Marie Renard pour CAVIART, dans le cadre d'une visite de l'atelier, devient, en raison des circonstances, un hommage posthume et l'occasion d'un nouveau cheminement offert à son œuvre.
 
Le cycle des « Au delà » fait suite aux « Météos pour la dernière étape » qui inauguraient pour lui, avec lucidité et humour la quintessence de ses recherches et de son futur. Calendrier du présent qui scande la temporalité et la tessiture des jours, les « Météos » dans leur indépendance résonnent d'une continuité qui s'épanouit de l'une vers l'autre comme un crescendo musical.
Figurant notre incontournable présence au monde, déjà initiées à une parole d'aura, architectures de vent, sourdes et légères à la fois, les « Météos » nous conduisent avec constance aux peintures de « Au delà », mission tangible, imprégnée de la démarche de Michel Rossigneux vers une finitude aérienne.
A l'origine chaque peinture existe dans sa propre réalité physique donnant à voir ce qu'elle est explicitement. Dans un deuxième temps, elle libère une autre dimension, plus spirituelle qui transcende le regard et s'offre à une quête intérieure, et pour celui qui regarde, et pour celui qui crée.
 
C'est ce dialogue entre surface et profondeur que questionne ce travail exigeant qui appelle  intuitivement le spectateur à une approche paisible et silencieuse.
Les couleurs sourdes, puissantes, vibrantes, les espaces conjugués, structurés ou non, les formes géométriques souvent bousculées, les contrastes des noirs brillants ou mats, l'anti-forme, l'anti-matière d'un cosmos personnel qui s'évade souvent des allusions possibles, Tout cela travaille les peintures réalisées avec toujours plus de patience et d'obstination.
 
Issues du cycle des « Météos pour la dernière étape », les « Au delà » s'échappent et gagnent leur autonomie, secrète à chacune et imprégnée de leur vie singulière.
Une poésie muette pleine de résonances, harmonieuses ou dissonantes, surprenantes, édifiantes, mêlant hétérogénéité et homogénéité dans une conversation active et contemporaine.

Agnès de Saint Barthélemy, avec l'aide d'Hélène Viale


Joël Barguil (Ventenac, Aude)
« Mon travail prend sa source dans deux domaines distincts.
D’abord la découverte de « mosaïques » primitives ornant les sols des maisons puniques à Sélinonte, Carthage, constituées de petits cailloux blancs incrustés dans le bitume dessinant des formes abstraites et énigmatiques, signe de Tanit, peltes, semis de rosaces …
Ensuite, l’inscription volontaire assumée dans les recherches formelles de l’art contemporain en particulier de la sculpture et de l’installation : travail dans l’espace, sculptures d’angle, évolutives, modulables, sérielles…
Ainsi informé à la fois du plus archaïque et du plus contemporain je trace un chemin inédit et j’invente un nouvel univers intemporel.
C’est un univers cohérent de ciment saturé de pigments, plaques volcaniques en suspension, éclats de lumières dorées. Immense porte noire, perches entrecroisées, volumes fermés sur eux-mêmes, ces objets qui s’imposent d’emblée avec une grande force ont été construits lentement au fil d’un processus où ils se chargent du mystère de la minéralité ; Ardoises et marbres sectionnés, agencés minutieusement, inclusion de verre, ciment travaillé.
Ainsi le fer, la pierre, l’eau, ce qui gît dans la terre et coule à sa surface s’allie
et s’érige verticalement tendu vers la lumière. »
 
 
Eric Figuehenric (SainteValière, Aude)
« Signes. Toutes les formes possibles. Appels qui tracent la succession des règles de ma propre réalité. Ventres ardents qui impriment leurs gestations dans cette peinture comme perspective idéale. Sortes d’images qui accompagnent mes pensées ou simplement mon avidité à trouver l’oasis dans le mouvement. Souvent semblent miroitements dans mon être où je plonge dans un sentiment de vaste communion. Après quoi, au plus haut de cette intensité, immanquablement apparaît le pouvoir infinisant qui m’emporte au-dessus de toute mesure. Ponts sur ma route, appuis de l’espace, je suis moisson dans vos mains. »
 
L’œuvre exposée à caviart :

« Vague impossible à retenir qui ondule d’élans. Comme un rituel en suspensions. Toujours plus avant. Je me vois dans une ardente poussée de signes animés d’un besoin de communication. Palpitation de la vie, tout se répond, se substitue. Envoûté jusqu’à en avoir mal de cet enchantement il convient donc selon l’idée de la rencontre de creuser encore une fois, avec oublie de toute prudence, les directions où se manifeste l’image de la nouvelle énigme, par-dessus la musique silencieuse qui m’habite. »

« Cycles »
 
Œuvres de Catheri DUPLAIX, Marie RENARD, Lv YING & Du YAN
Du 17 juin au 09 juillet 2017
Le thème de l’exposition est inspiré par le Jardin des délices de Hyéronimus Bosch.
Marie Renard a eu l’occasion il y a deux ans, de rencontrer Lv Ying et Du Yan. Etant orientaux, ils sont très intéressés par l’art occidental et ont immédiatement décidé de participer à une exposition que Marie Renard avait l’intention d’organiser. Catheri Duplaix les a rejoints avec ses dioramas, œuvres qui parlent du cycle de la vie, thème très proche de celui du Jardin des délices. Ces quatre artistes traduisent l’éternelle recherche du sens de la vie qui consiste à comprendre les rêves, les angoisses qui définissent nos existences.
 
 
 
 Lv Ying (Pékin) :
« Le Plaisir, l’amour et le changement instantané… 
Mon parcours artistique se marque avec des concepts existentiels de recherche du bonheur et de la liberté infinie, qui transforment mes œuvres d’art en un mélange de poésie et philosophie. Pour cette exposition à Caviart, j’ai repris mes "Paroles", des phrases que j’ai écrites et dont chacun des mots incarne un monde, un Éden nouveau, un Jardin des Délices…
"Pictographies" est une série d’aquarelles, basées sur ces Paroles. »

 
 
Du Yan (Pékin):
« Mes travaux mettent en doute la rationalité des normes sociales préexistantes aussi bien en essayant de connaître son passé qu’en défiant les règles sociales et le mode de vie contemporaine.
Mon projet à Caviart s’appelle "Passage de Paysage", c'est la relation du développement réciproque entre les villes modernisées aux vestiges historiques et ses habitants. J'ai choisi quelques villes en France et en Chine comme lieux d’actualisation. Utilisant multiples formes artistiques, je présente mes réflexions à travers la culture chinoise et occidentale, et je compare le contexte de l'art contemporain français avec la réalité chinoise d'un développement férocement renouvelant. »
 


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